Le dépistage néonatal



Aujourd’hui en France, tous les nouveau-nés bénéficient, pendant leur séjour à la maternité, d’un dépistage de certaines maladies : la phénylcétonurie, l’hypothyroïdie, l’hyperplasie des surrénales, la mucoviscidose et la drépanocytose.
Ce dépistage précoce permet de mettre très rapidement en œuvre une prise en charge médicale adaptée.


En pratique

Pour réaliser les tests nécessaires au dépistage, on prélève quelques gouttes de sang à l’enfant par une simple piqûre au talon. Sans danger, ce prélèvement est effectué, avec votre consentement, au quatrième jour de vie, c’est à dire au moins soixante-douze heures après la naissance. Il est ensuite transmis à un laboratoire qui effectue les analyses.
Si votre enfant est atteint de l’une des maladies recherchées, vous serez contacté par l’association régionale de prévention des handicaps de l’enfant, responsable du dépistage néonatal dans votre région. Elle vous adressera à un service médical spécialisé, doté de toutes les compétences pour prendre en charge votre enfant en lien avec votre médecin traitant.

Nous répondons à vos questions

Y a t’il un moyen de diminuer la douleur du bébé lors du prélèvement ?
La piqûre est certainement un peu douloureuse. Pour la diminuer, on installe le bébé confortablement sur le ventre et on lui propose un peu d’eau sucrée.

Pourquoi un dépistage systématique chez tous les nouveau-nés ?
Les maladies dépistées sont pour la plupart d’origine génétique, mais elles peuvent également atteindre des nouveau-nés ne présentant pas de risque familial identifié. Le dépistage doit donc être réalisé chez tous les bébés.