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Plus de fruits et moins de sucre qu’il y a dix ans !

Qu’est-ce qui a changé dans l’assiette des Français depuis une dizaine d’années ? Pour répondre à cette question, l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) a mené en 2006-2007 sa deuxième étude individuelle nationale des consommations alimentaires (Inca 2) auprès de plus de 4000 personnes.

Publiée en juillet, cette enquête témoigne d’une amélioration globale des comportements alimentaires. Ils vont dans le sens des principales recommandations du Programme national nutrition santé (PNNS) : manger moins gras, moins sucré et consommer quotidiennement cinq fruits et légumes. Ainsi, entre 1999 et 2007, la consommation de fruits a progressé de +16,3% chez les adultes et de +11,7% chez les 15/17 ans.

Autre point positif : dans la même période, la consommation de sucre et de ses dérivés, comme la confiture, le miel et les confiseries, a baissé de -24,1% dans la population adulte. Mieux encore : les enfants âgés de 3 à 14 ans se laissent moins tenter par les sucreries (-26,9%). Même tendance concernant également les viennoiseries, les pâtisseries et les gâteaux. En revanche, "une augmentation de la consommation de glaces et desserts glacés est observée entre 1999 et 2007", note le rapport. Celle-ci est de plus de +30% chez les adolescents et les adultes.

En outre, l’étude pointe une réduction des apports en sel dans les aliments. Chez les adultes, elle est passée de 8,1 grammes par jour et par personne à 7,7 grammes. "Cette baisse […] se caractérise, notamment, par une réduction de la proportion de “forts” consommateurs", précise l’Afssa. Ainsi, entre 1999 et 2007, l’apport quotidien en sel de plus de 12 grammes a diminué de près d’un tiers (30%) chez les hommes et d’un quart chez les femmes.

Différences de consommation liées au sexe

Globalement, la consommation alimentaire diffère selon le sexe. Les femmes sont ainsi plus nombreuses à manger des fruits, des produits sucrés (biscuits, pâtisseries, glaces…), du poisson et boire des boissons non alcoolisées. "A l’inverse, les consommations de produits carnés (viande, charcuterie), de pommes de terre, de fruits secs et graines oléagineuses et de boissons alcoolisées sont plus courantes chez les hommes", soulignent les auteurs de l’étude.

Enfin, cette enquête montre que l’assiette des Français contient 44% de glucides, 39,1% de lipides et 16,9% de protéines. Comparée à la ration calorique journalière recommandée, "nous mangeons donc encore trop de lipides et de protéines et pas assez de glucides, notamment de glucides complexes, apportés, par exemple, par le pain et les produits céréaliers", regrette l’Afssa.


Source : Christophe de La Mure (Mutualité française, septembre 2009)

Pour aller plus loin

Un adolescent sur deux ne fait pas assez de sport
L’étude de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) est une justification supplémentaire de l’opération "Bouge… une priorité pour ta santé !" lancée par la Mutualité Française en partenariat avec l’Union nationale du sport scolaire (UNSS). Cette étude montre que moins de la moitié des adultes pratiquent une activité physique "entraînant des bénéfices pour la santé" (44,8%). Chez les adolescents de 15 à 17 ans, cette proportion est quasi-identique (43,2%), mais avec une grande différence selon le sexe : plus de six garçons sur dix et moins d’une fille sur quatre exercent une activité sportive favorable à la santé. Par ailleurs, 14% des enfants de 3 à 17 ans présentent un excès pondéral et 2,8% d’entre eux sont obèses. "Cette prévalence est stable par rapport à 1999", précise l’Afssa.